Zone rouge, l’Yonne est passée en état d’alerte...

Communiqué du Préfet de l'Yonne en date du 2 octobre 2020.
Au cours des dernières semaines, la circulation du virus a augmenté significativement dans l’Yonne, avec une progression rapide du taux d’incidence.
Ainsi, alors que le taux d’incidence était inférieur à 50 il y a deux semaines, il s’élève aujourd’hui à près de 60 pour 100 000 habitants. Il reste inférieur à la moyenne régionale, mais la vitesse de l’augmentation est source de préoccupation.
L’Yonne se trouve donc en état d’alerte et se classe dans la catégorie des départements à circulation active du virus, au sens du décret du 10 juillet 2020. À cet égard, aux seules fins de lutter contre la progression de l’épidémie et dans le respect du principe de proportionnalité, le préfet peut prendre des mesures réglementaires restrictives couvrant l’ensemble du département, que ce soit la limitation de la liberté de circuler et de se réunir, ou la fermeture d’établissement susceptibles de contribuer à la propagation du virus.

À compter du 5 octobre, les arrêtés suivants entreront en vigueur :
• Arrêté portant obligation du port du masque de protection sur tous les marchés du département de l’Yonne :
Obligatoire sur certains marchés, notamment au cours de la période estivale, le masque devra dorénavant être porté sur tous les marchés du département, couverts – où il était déjà obligatoire – ou de plein air.
• Arrêté portant obligation du port du masque de protection aux abords des établissements scolaires du second degré, de l’enseignement supérieur et des centres de formation et d’apprentissage :
Alors qu’il est capital d’éviter les attroupements, les entrées de collèges ou de lycées sont des moments inévitables de rassemblements de jeunes de fratrie différentes, de conversations animées et de chahut. C’est pourquoi, peut-être plus qu’ailleurs, le port du masque est nécessaire pour compenser les risques de non-respect de la distanciation physique.
• Arrêté portant obligation du port du masque de protection dans les gares routières :
Pas moins que les gares ferroviaires, les gares routières sont des lieux de transit et d’afflux important de personnes. Obligatoire dans les gares ferroviaires, le masque doit l’être, au même titre, dans les gares routières.
• Arrêté portant obligation du port du masque de protection dans les centres-villes d’Auxerre et de Sens :
Comme dans d’autres villes de France, l’animation, à certaines heures, des centres-villes justifie une obligation du port du masque, compte tenu du risque de non-respect des distanciations physiques. Un arrêté portant sur l’ensemble de la ville aurait été, en l’état, disproportionné. C’est pourquoi certaines rues constituant un ensemble cohérent ont été retenues en
concertation avec les maires.
• Arrêté portant interdiction des événements festifs ou familiaux de plus de trente personnes dans des établissements recevant du public dans le département de l’Yonne :
L’analyse de la progression de l’épidémie démontre que de nombreux cas groupés de COVID-19 trouvent leur origine dans des événements familiaux ou festifs, touchant d’ailleurs beaucoup les jeunes. À ce titre, la limitation du nombre de personnes réunies lors de rassemblements familiaux et festifs dans des lieux fermés, notamment les salles polyvalentes, sera un levier
efficace de lutte contre l’épidémie.
• Arrêté portant interdiction de vide-greniers sur l’ensemble du département de l’Yonne :
Alors que les marchés se tiennent toutes les semaines et qu’ils se sont conformés aux exigences sanitaires, les vide-greniers, moins fréquents, moins cadrés et dont les vendeurs ne sont pas des professionnels, n’offrent pas les garanties nécessaires de sécurité sanitaire. Leur interdiction s’impose donc.
• Pour limiter les risques de non-respect des gestes barrières dans les débits de boissons auxquels des autorisations d’ouverture tardive avaient été accordées, ces autorisations seront retirées. Comme les autres débits de boissons, ces établissements pourront ouvrir jusqu’à 1h en semaine et 2h les week-ends.

Sans tomber dans la psychose, les gestes barrières doivent pourtant rester des réflexes pour se protéger de la maladie.

Le virus circule toujours. Il est donc impératif de rester vigilant face à l’épidémie de la Covid-19. C’est de l’engagement de chacun d’entre nous que dépend la santé de tous, mais également la possibilité de reprendre le cours de nos vies.

Dans certains départements classés en zone de circulation active du virus, les préfets peuvent prendre des mesures plus restrictives pour lutter contre l’épidémie, en concertation avec les élus locaux.

Depuis le 23 septembre, les départements sont classés en 5 catégories :

  • Les départements en zone Verte
  • Les départements en zone Alerte
  • Les départements en zone Alerte renforcée
  • Les départements en zone Alerte maximale
  • Les départements en état d’urgence sanitaire territorial

Pour classer les départements et les territoires, trois indicateurs clé sont considérés dans cette phase de l’épidémie :

  • Le taux d’incidence qui mesure le nombre de nouveaux cas pour 100 000 habitants par semaine (intensité de la circulation du virus sur un territoire donné) ;
  • Le taux d’incidence pour les personnes de plus de 65 ans, qui mesure le nombre de nouveaux cas pour 100 000 habitants par semaine dans un territoire (intensité de la circulation dans cette population à risque, dont on sait qu’elle est plus touchée par les formes graves de la maladie) ;
  • Enfin la part des patients COVID dans les réanimations (nombre de patients CoVid+/nombre totaux de lits occupés), qui reflète l’impact de l’épidémie sur notre système de santé.

Des mesures spécifiques sont prises dans les départements et les territoires en fonction de leur catégorisation et des spécifiés locales.


Chaque personne se touche le visage plusieurs centaines de fois par jour. Le contact avec des mains non lavées ou des surfaces souillées par des gouttelettes présente un risque de contamination important : il entraîne une possible infection par le nez, la bouche ou les yeux.

Au moindre signe qui pourrait évoquer la maladie (fièvre, toux, nez qui coule, diarrhée, mal de tête, perte de goût ou d’odorat, courbatures), même pendant les vacances, il est important de se faire tester, autant pour se protéger soi-même que les autres, en particulier les personnes les plus à risque. Pendant la période estivale, deux moments clés peuvent être sources de difficultés dans l’accès au parcours de soins :

Prendre rendez-vous avec un professionnel de santé est nécessaire afin de bénéficier d’une ordonnance pour réaliser un test :

> Si votre médecin traitant est en congés : vous pouvez prendre rendez-vous avec un autre professionnel de santé près de chez vous, en physique ou via téléconsultation ;
> Si vous êtes en vacances loin de votre domicile : vous pouvez prendre rendez-vous avec votre médecin traitant via téléconsultation ou avec un médecin près de votre lieu de villégiature ;
Vous pouvez également contacter le numéro vert mis en place depuis le début de la crise 0 800 130 000 (appel anonyme et gratuit) pour obtenir les coordonnées d’un médecin qui pourra vous prendre en charge.

Pour trouver le laboratoire le plus proche de votre lieu de vacances, rendez-vous sur https://sante.fr/recherche/trouver/DepistageCovid

En cas de test positif, respecter l’isolement sera nécessaire pour éviter de contaminer d’autres personnes :

> Soit vous rentrez à votre domicile en véhicule personnel, seul ou avec votre famille en portant des masques (vos proches seront mis en quatorzaine avec vous) ;
> Soit vous contactez votre assurance individuelle (si elle couvre les risques médicaux) qui pourra vous rapatrier à votre domicile ;

Dans les autres situations, une solution d’hébergement dédiée pourra être trouvée par les autorités locales en lien avec votre médecin ou l’Assurance Maladie.


Il faut savoir raison garder... La première victoire du virus, c'est la peur...

"Les mois écoulés auront vu le monde vaciller devant une épidémie respiratoire virale d’un ordre de grandeur pourtant habituel, avec des réactions sanitaires, sécuritaires et politiques sans précédent. Si, étant donné les incertitudes qui existaient quant à la gravité de la Covid-19, ces réactions ont pu sembler justifiées dans un premier temps, il a vite été évident que ce n’était pas le cas. Les autorités (OMS et gouvernements occidentaux en particulier) ont sur-réagi d’une manière terriblement destructrice à long terme pour nos sociétés.

Les données sont pourtant apparues très tôt : dès le début du mois d’avril, l’équipe du Pr Ioannidis de l’Université de Stanford montrait que la contagiosité et la létalité (nombre de décès en rapport du nombre de personnes infectées) réelles de la Covid était du même ordre que ce que l’on connaît année après année avec la grippe. Que la plupart des personnes infectées ne s’en rendaient même pas compte tant le virus est habituellement bénin ! Que les victimes enfin avaient une moyenne d’âge alignée sur l’espérance de vie, pays par pays. Et que donc il n’y aurait tout simplement pas de surmortalité particulière en 2020 dans nos sociétés."

La suite...

Selon l'INSEE (institut nationale de la statistique et des études économiques), "Entre le 1ᵉʳ mai et le 7 septembre 2020, 200 594 décès sont enregistrés en France à la date du 18 septembre, soit le même niveau qu’en 2019 et 1 % de plus qu’en 2018.
Ainsi, sur la période allant du 1ᵉʳ mai au 24 août, le nombre de décès, qui était de 178 598 lors de la diffusion du 4 septembre, est revu à la hausse pour s’établir à 180 232 à la date du 18 septembre, soit une révision de + 0,9 %. La baisse qui était estimée à - 1 % sur la période du 1ᵉʳ mai au 24 août 2020 comparativement à la même période de 2019, est donc révisée à 0 %.
Depuis le 1ᵉʳ mai, comme le confirment les données récentes, on ne constate plus en France d’excédent de mortalité par rapport à 2019, et un excédent minime par rapport à 2018 (+ 1 %)."
https://www.insee.fr/fr/statistiques/4487861?sommaire=4487854

 


 *** Les gestes-barrières ***

Afin de ralentir la propagation du virus, les mesures dites « barrières », définies au niveau national, doivent être observées en tout lieu et en toute circonstance.Ces gestes barrières consistent en :
 
DES MESURES D’HYGIÈNE :
  • Se laver régulièrement les mains à l'eau et au savon (dont l’accès doit être facilité avec mise à disposition de serviettes à usage unique) ou par une friction hydro-alcoolique.
  • Se couvrir systématiquement le nez et la bouche en toussant ou éternuant dans son coude.
  • Se moucher dans un mouchoir à usage unique à jeter immédiatement dans une poubelle.
  • Éviter de se toucher le visage, en particulier le nez, la bouche et les yeux.
DES MESURES DE DISTANCIATION SOCIALE, notamment la distanciation physique d'au moins un mètre entre deux personnes. Les masques doivent être portés systématiquement par tous dès lors que les règles de distanciation physique ne peuvent être garanties. 
 

Un numéro vert national est mis en place pour obtenir des informations générales sur le Covid-19 (N° vert: 0 800 130 000).

Toutes les informations sont disponibles :

 

 


Des citoyens, artisans, entrepreneurs, paysans, avocats, ouvriers, scientifiques, médecins, professeurs… des gens de bonne volonté et de bon sens ont décidé d’agir pour faire face aux défis sanitaires et écologiques que le monde va affronter dans les prochaines décennies.  

Cette association a pour vocation de fédérer ces acteurs de la société autour d’actions centrées sur la santé.

Le bon sens est l’intermédiaire entre l’ignorance et la connaissance de tout. Il est la raison sans raison.

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